Le notariat au croisement des destins

Direction Mons pour rencontrer Stéphanie Guisset, une candidate-notaire qui travaille actuellement en l’étude du notaire Jean-Marc Michiels. Je la rencontre par une belle journée de début d’automne. Elle vient m’accueillir dehors, en plein milieu du marché, pour me guider à travers les rénovations en vue de  « Mons 2015 ». Nous nous engageons dans les bureaux de l’étude et nous nous installons tranquillement pour discuter.

Le parcours du combattant
Issue d’une famille travaillant dans le milieu médical, rien ne prédestinait Stéphanie au notariat. Et pourtant, la voilà candidate-notaire, prête à diriger bientôt sa propre étude. « J’étais plus littéraire que scientifique », me confie-t-elle lorsque je l’interroge sur ce parcours atypique. « J’ai donc décidé de me tourner plutôt vers le droit que vers la médecine. Comme je voulais gagner ma vie rapidement et être autonome, j’ai intégré le barreau durant une année. » Attirée par l’aspect consensuel du métier, elle se tourne alors vers le notariat. Elle trouve un emploi chez un notaire de la région du Centre et reprend des études. Stéphanie évoque la pensée selon laquelle « la vie des gens est un roman dont le notaire a l’honneur de pouvoir écrire certaines pages ». Pour mériter cet honneur, il faut suivre une formation pointue touchant à de nombreux domaines du droit.

« J’ai réalisé, à l’occasion de mon stage et grâce à mon excellent maître de stage, que le métier est très diversifié. Les journées ne se ressemblent jamais et les contacts avec les clients sont très importants. Je n’imagine pas une autre profession qui puisse m’apporter autant de satisfaction.»

Ce fut cependant une période très intense pour Stéphanie et son mari, également candidat-notaire. Tout en cumulant un emploi et la licence en notariat, puis le stage légal et enfin la préparation du concours, Stéphanie et son mari n’ont pas mis leur vie de famille entre parenthèses. Parallèlement à cet investissement professionnel, ils découvrent en effet la joie d’être parents. « Nous avons eu notre premier enfant en 2008, pendant notre stage. Notre petite fille est arrivée très rapidement après son grand frère, en 2009, soit un mois avant le concours que nous souhaitions tous les deux présenter. Vu les circonstances, nous avons dû repasser le concours l’année d’après mais cette fois, c’était la bonne! Nous nous sommes beaucoup soutenus l’un et l’autre. Nous avons révisé ensemble tout en nous occupant de nos enfants, mais cela en valait la peine. »

Une union privée et notariale en harmonie
A entendre et à regarder Stéphanie Guisset, on sent une femme douce mais déterminée qui sait pertinemment où elle va… et où ils vont ensemble, son mari et elle. Issu d’une famille d’ingénieurs, son époux a travaillé dans la fiscalité avant de se lancer dans le notariat. « On s’est rencontré à Namur pendant nos candidatures en droit et depuis 2000, on ne s’est plus jamais quittés. »

« Mon mari et moi sommes très complémentaires et, face à une interrogation, nous échangeons nos points de vue et tombons toujours d’accord », précise Stéphanie avec un large sourire. « On est très fusionnels », insiste-t-elle. « C’est aussi le cas de nos enfants. Ils sont un peu notre copie conforme ! »

« Un des avantages de ce métier est qu’il laisse la possibilité de décider quand et comment on souhaite mener sa carrière. Dans une prochaine étape, notre rêve serait de travailler ensemble en qualité de notaires associés. Ce projet nous tient à cœur depuis toujours. Cela fait maintenant presque 10 ans que nous sommes dans le notariat, ce qui nous a permis d’acquérir une certaine expérience et de nous faire une idée précise du fonctionnement de notre future étude. Chacun de nous a ses domaines de prédilection. En fonction de cela, nous imaginons déjà bien notre répartition des tâches », sourit-elle.

 Stéphanie a confiance en l’avenir. Elle est consciente qu’« un notaire doit maintenir le cap dans une société en perpétuel mouvement. Face à cette évolution, le notaire peut compter sur les différentes institutions notariales qui proposent des services de qualité, tels que des formations, un site internet performant, etc. Ce soutien est d’autant plus primordial pour un notaire récemment nommé qui devient chef d’entreprise du jour au lendemain ».

 « L’une des richesses de notre métier est la confraternité qui nous invite à l’entraide. Mon mari et moi nous sommes beaucoup investis dans la profession, principalement dans l’ALN mais aussi la commission de stage du Hainaut. Tout cet investissement a créé des liens et certaines amitiés sincères. »

 Si l’idée de s’associer est bien ancrée, Stéphanie ignore encore quand et où exactement. Son mari et elle espèrent vivement pouvoir reprendre une étude dans leur région. Ils y sont bien intégrés, tout comme leurs enfants. « Nos enfants nous ont permis d’élargir notre cercle de connaissances et de nous intégrer dans d’autres milieux que ceux que nous avions l’habitude de fréquenter. »

 « Nous souhaitons une étude de taille humaine, marquée par une certaine sobriété. »

Dès qu’une opportunité se présentera à ce jeune couple de candidats-notaires, ils seront prêts à relever le défi. Il s’agit d’adapter l’étude à leur image en favorisant les atouts de la localité. D’ailleurs, Stéphanie habite actuellement à 200 mètres de l’étude du notaire Michiels, où elle travaille. « Il est essentiel, surtout dans une petite étude, de pouvoir compter sur ses collaborateurs. Il faut privilégier la discussion, savoir déléguer et faire confiance. Il faut essayer d’être un manager et éviter d’être soit un cœur de pierre, soit un cœur d’artichaut. C’est tout un challenge ! »

Une équipe où chacun se sent à sa place : tel est le rêve de ce jeune couple. Leurs enfants espèrent qu’il se réalisera prochainement. Nous ne pouvons que leur souhaiter bonne chance dans leur projet !

Texte : Isabelle Van Lint – Photos :  Bart Azare

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