Assemblée générale d’ANNOR à Paris le 12 décembre 2014

Annor est l’Association Nationale des Notaires Retraités (de France). Depuis plusieurs années, des rencontres amicales sont organisées entre les notaires retraités de Belgique, de France et – dans une moindre mesure – d’Italie, d’Allemagne et d’Espagne.

Le 11 décembre 2014, veille de l’A.G., les deux secrétaires d’Asnoho-Vereno sont venus assister à la réunion des délégués de l’Annor auprès des Cours d’Appel. Les deux confrères belges et leurs épouses étaient ensuite invités à un diner-concert au « Petit Journal St Michel ». Cette cave voûtée de 80 places évoque, dit-on, le Saint-Germain-des-Prés des années 50. Après un délicieux repas, ils ont eu l’occasion d’écouter un concert de jazz par la formation de Jacques Benhamou, leader du Five O’Clock Jazz Group et… notaire honoraire de Paris !

L’assemblée générale avait lieu le lendemain. C’est le notaire Christian Lefebvre, vice-président du Conseil Supérieur du Notariat qui s’est exprimé en premier. Il n’a pas caché les discussions difficiles avec le Ministère de l’Économie et des Finances sur la réforme de la profession. Il a par ailleurs déploré que cette dernière ne soit pas entendue.

Le notaire Michel Golain, secrétaire général, et le notaire Gilbert Couëdro, trésorier de l’association ont ensuite exposé leurs rapports.

Avant une suspension de séance, le notaire Gilles Rouzet a fait part d’une motion relative au « projet de réforme visant certaines professions réglementées » (projet de loi Macron). Aux termes de celle-ci qui sera adoptée à l’unanimité, les membres de l’Annor :

  • Ont manifesté leur attachement à la défense de l’authenticité et de la qualité d’officier public du notaire et leur solidarité avec le Conseil Supérieur du Notariat dans la conduite des négociations tarifaires, les modalités d’installation et de refus d’ouverture du capital des Offices à d’autres professions.
  • Ont témoigné leur soutien au Président du Conseil Supérieur du Notariat et à son bureau pour mener à bien les négociations conjointement avec la Chancellerie, son autorité de tutelle.

C’était ensuite au tour de Claude Jacquet, Président de la Caisse de retraite des notaires (CRN). Deux de ses conclusions ont interpellé les notaires belges :

  • En 1962, la retraite était servie pendant 12 ans en moyenne ; aujourd’hui, ce chiffre est passé à 22 ans en moyenne à compter de la liquidation. En 2040, l’on prévoit 28 ans.
  • Toutes classes confondues, la retraite moyenne du notaire est de 36.245 euros (les notaires belges en sont, hélas, très loin).

Après deux interventions relatives à l’UNOFI et à la LSN, concernant chacune des organismes proches du notariat français, les deux représentants d’Asnoho-Vereno ont pris la parole. Le notaire Paul Godin a présenté son confrère Philip Goossens, secrétaire néerlandophone jusqu’au 21 avril 2015, date à partir de laquelle il exercera la présidence de l’association.

Le notaire Goossens s’est ensuite exprimé. Il a excusé l’absence remarquée et déplorée du Président Jos Clerens, alors souffrant. Il a brièvement décrit le fonctionnement du Conseil d’Administration de l’association et lu un projet de lettre rédigée par le notaire Godin à envoyer aux anciens notaires honoraires non encore membres ainsi qu’aux nouveaux. Cette lettre évoque l’inévitable sensation d’isolement s’emparant du notaire qui prend sa retraite. Son agenda professionnel disparaît et, avec lui, une bonne partie de ses relations. Dès lors, pourquoi ne pas prendre contact, via l’association, avec des confrères, rencontrés ou non avant la retraite ?

Pour terminer, le notaire Goossens a remercié le notaire Plessy, président de l’Annor, pour son invitation et a convié une délégation de son Conseil d’administration à la prochaine assemblée générale des notaires retraités belges, le 21 avril 2015, qui fêtera également les 10 ans d’Asnoho-Vereno.

Le notaire Plessy a levé la séance à 13 heures, après la proclamation du résultat des élections au sein de l’Annor et la présentation du voyage dans le bordelais prévu du 30 août au 5 septembre 2015. L’après-midi était consacrée à la visite de la Cour de cassation de France.

Partie du palais de justice de Paris, la Cour de cassation est logée dans l’Île de la Cité, comme l’Hôtel de ville et Notre-Dame, un des plus beaux quartiers de Paris. Dès l’entrée, nous avons été impressionnés par la majesté des bâtiments dont la construction remonte au Moyen Âge. Le Président honoraire de chambre Jean-François Weber  nous a emmenés  dans une immense et somptueuse salle dénommée la « Grand’chambre » et nous a présenté la Cour, ses organes, sa compétence et la procédure. Avec ses dorures au plafond, la décoration de cette salle est à couper le souffle. Les ors de la république n’ont rien à envier à ceux de la royauté.

Pendant le voyage de retour, nous nous demandions chacun comment nous avions pu rester si longtemps sans un séjour dans ce qui reste la plus belle ville du monde.

Sans doute parce qu’à l’époque ne nous y attendaient pas autant d’amis attentionnés.


Texte: Paul Godin – secrétaire francophone
Photos: Philippe Randot

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