Les notaires montois fêtent le Doudou!

Bien connue des Montois et autres Hennuyers, la Ducasse de Mons, inscrite au patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’UNESCO depuis dix ans, s’est déroulée du 27 mai au 7 juin dernier. À cette occasion, Notarius était la « chambourlette » (ndlr : l’invité de la Ducasse) des notaires montois.

Inspirés par « Mons 2015 », Emily Rochez et les notaires Anne Wuilquot, à Élouges, Sylvain Bavier, à La Louvière, Françoise Mourue, à Merbes-le-Château, et Sandrine Koeune à Mons ont eu l’idée d’organiser un bar à champagne à la Maison des Notaires de Mons pour rassembler en toute convivialité notaires, collaborateurs, famille et amis. Votre magazine y a recueilli pour vous impressions et autres anecdotes.

sigle notariat version doudouCoorganisatrice de l’évènement, Anne Wuilquot a emmené une grande partie de ses collaborateurs et de sa famille, dont son père, le notaire honoraire Pierre Wuilquot qui nous confie qu’il participe à 67 ans à son premier Doudou ! Selon lui, c’est évident, les notaires savent prévoir !

Anne Wuilquot  : « Une graphiste a adapté le sigle du notariat aux symboles du Doudou. »

Pour Sylvain Bavier, né à Mons, le Doudou, c’est sacré ! Son étude louviéroise ne fermera pas pour la Ducasse, mais il a dû adapter son travail ces derniers jours pour préparer l’évènement. Lui ne manquerait la descente de la châsse pour rien au monde. Il reconnaît pousser le Car d’Or lors de sa montée, mais avoue ne pas participer au combat dit « Lumeçon », vu son petit gabarit (rires) !

Sophie Kebers, notaire associé à Jemappes, est accompagnée d’amis et de collaborateurs. Elle nous explique que son étude sera fermée lundi, ce qui lui permettra notamment de participer à la braderie. Elle nous glisse à l’oreille que c’est elle qui tiendra le bar à champagne de 21h à 22h ! Montoise dans l’âme, elle fêtera le Doudou tout le week-end et elle ne manquera pas la descente de la châsse de sainte Waudru.

Pour le notaire montois Laurent Delcroix et sa compagne Santina, le Doudou est incontournable. Ils sont venus retrouver d’anciens amis et profitent de l’occasion pour faire de « belles » rencontres.

Nous y rencontrons également Sylvie, Jocelyne et Véronique, collaboratrices du notaire Franz Vilain à Frameries. Montoises d’origine, elles sont venues avec leurs conjoints respectifs dans le but de rencontrer d’autres gens du notariat et de s’amuser, car, comme elles le disent, « la vie est trop courte ». Céline, collaboratrice des notaires Lhoir et Kebers, est quant à elle venue accompagnée de son mari, mais elle admet ne pas être une Montoise dans l’âme d’ordinaire. Nous y retrouvons aussi Pauline, collaboratrice du notaire Bavier, venue avec sa sœur et sa cousine pour profiter ensemble d’une rare soirée entre filles.

Stéphanie et Fabrice et enfants

 

Un peu plus loin, les époux Stéphanie Guisset et Fabrice Detandt, candidats-notaires, accompagnés de leurs enfants Adrien et Garance, sont venus entre amis. Ils apprécient, en tant que Montois, le côté familial et festif de la Ducasse. Avec leurs enfants, ils participent entre autres à la répétition du combat. Par contre, pas de corde pour Fabrice, car il juge que trop de peu de gens respecte encore les règles du Lumeçon.

 

Présent pour l’occasion également, le notaire Dominique Roulez, de Waterloo, est né à Mons. Le responsable des formations du CF reviendra chaque année à Mons si l’évènement est réitéré, car il trouve l’ambiance sympathique. Pour lui, la ville est associée au combat, à cette institution qu’est le Doudou. Il souligne l’excellente organisation du bar à champagne. S’il y a un évènement qui marque selon lui ce week-end festif, c’est la montée du Car d’Or, signe d’une année sans malheur. Il nous fait part de son ambition : vivre le combat dit « Lumeçon » depuis la foule.

Dans la salle des ventes notariales transformée pour la soirée, nous croisons le notaire honoraire Claude Mourue et son épouse, de Merbes-le-Château, qui vivent cette année leur première Ducasse de Mons. Pour eux, c’est ce genre d’évènement convivial qui soude l’entente entre les notaires.

« Ce sont toujours les mêmes que l’on voit et qui s’impliquent ».

La notaire Geneviève Gigot de Walcourt, arrivée ici grâce au bouche-à-oreille, fête elle aussi son premier Doudou, tout comme le notaire Paul-Etienne Culot, de Beloeil, qui précise néanmoins qu’il connaît l’air du Doudou en entier !

Mais il n’y a pas que des Montois dans la salle ! Xavier, collaborateur des notaires Adrien et Julien Franeau et namurois d’origine, travaille à Mons depuis 4 ans et souligne le succès de ce rendez-vous informel.

« Un Montois qui ne fait pas le Doudou n’est pas un vrai Montois ! »

L’impression de toutes les personnes rencontrées sur place est en tout cas unanime : tous trouvent l’ambiance très conviviale et espèrent vivement que l’événement sera réitéré chaque année !


Le Doudou en quelques mots…
La Ducasse de Mons, mieux connue sous le nom de « Doudou », trouve ses origines en 1349. Cette année-là, le clergé, pour tenter d’enrayer la terrible épidémie de peste qui frappe la région, décide d’organiser une procession des reliques de sainte Waudru, patronne de la ville. Très vite, cette procession devient annuelle et se tient le dimanche de la Trinité. En 1380, une confrérie vénérant saint Georges s’y joint et, mélangeant deux traditions (l’une où saint Georges sauve une princesse d’un dragon et l’autre où un certain Gilles de Chin terrasse le monstre des marais du Borinage), crée alors le combat dit « Lumeçon » qui voit saint Georges affronter le dragon. En 1819, l’Église exclut de la procession religieuse ce combat populaire qui se déroulera désormais sur la Grand-Place. Dans l’entre-deux-guerres, le Lumeçon s’ouvre à toutes les catégories sociales et tous souhaitent se rapprocher du dragon pour lui arracher un peu de son crin porte-bonheur. Depuis les années 1970, le combat est une véritable mise en scène où acteurs du Lumeçon (Saint-Georges, Chin-Chins, Hommes blancs, Hommes de feuilles, Diables, Policiers et Pompiers) et public venu en nombre jouent tous le même jeu. Quant à la procession, ponctuée par la « montée du Car d’Or » (du nom du char sur lequel sont posées les reliques de sainte Waudru), elle compte aujourd’hui 68 groupes et plus de 1500 participants. Mais le Doudou, ce n’est pas tout ! Le Doudou, c’est aussi un concert le vendredi, une retraite aux flambeaux le samedi, un festival de musiques militaires et… une version « enfants » du combat dit « Lumeçon ». Plus de 200.000 visiteurs se rendent à Mons durant la Ducasse.

Vous souhaitez en savoir plus ? Le Musée du Doudou a ouvert ses portes en avril dernier.
Envie de vous joindre à la liesse populaire montoise ? En 2016, le dimanche de la Trinité tombe le 22 mai… à vos agendas !


Texte et photos: Alicia Fostier

Laissez votre message

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s