Réginald Wauters : une étude entre ville et campagne

En cette matinée d’hiver où le brouillard cède peu à peu la place à quelques beaux rayons de soleil, je suis en route vers Hannut, une commune composée de la ville de Hannut et de ses 17 villages. On y oscille entre ville et campagne, un endroit qui me semble fort agréable et paisible, loin de l’effervescence de la capitale.

J’ai rendez-vous aujourd’hui avec le notaire Réginald Wauters. En me garant, j’aperçois une belle et grande demeure moderne. Lorsque la porte s’ouvre, un long couloir, large et éclairé, permet de découvrir l’étude en un coup d’œil.

Réginald m’attend de pied ferme. Le sourire aux lèvres, il m’invite à entrer et me présente les lieux.

Au premier regard, je constate qu’ouverture et transparence sont de mise dans son étude. Malgré les bureaux individuels, les espaces sont grands ouverts et bien éclairés. Les protocoles contenant les minutes de l’étude sont exhibés dans le hall d’entrée.

Réginald Wauters m’accompagne à la salle d’acte. Avec quelques très belles anciennes affiches de ventes publiques originales, le lieu est épuré et chaleureux. « J’aime recevoir les clients dans un endroit neutre et agréable. Je préfère les accueillir dans une pièce claire, sans dossiers ni papiers divers. Cela évite d’être distrait et permet de porter toute son attention sur la personne et ses attentes. Cela répond aussi à un souci de confidentialité.»

Une révélation
Lorsque j’interroge Réginald Wauters sur sa carrière, il me confie qu’au départ, il était d’avantage concentré sur la vie estudiantine que sur ses syllabus. « J’ai entamé des études de droit parce que j’étais plutôt un littéraire. Arrivé en 1ère licence, je me suis posé beaucoup de questions. Et puis, je me suis dit, pourquoi pas le notariat ? Je n’avais rien dit à mes parents. Lorsque je leur ai annoncé que je me lançais dans le notariat, la surprise fut grande. Et j’ai fait le bon choix. Cela a été une véritable révélation. Dès que j’ai mis le pied dans la profession, j’ai adoré. J’ai en outre eu la chance de pouvoir compter sur un excellent maître de stage et des rencontres professionnelles formidables. »

Fort de ses expériences, Réginald Wauters réussit son concours du premier coup. Le 11 septembre 2013, il prête serment et devient notaire à Hannut.

A la recherche du temps
« Lors de nos études ou de nos stages, nous n’abordons souvent que l’aspect purement juridique. En devenant notaire, on devient également un chef d’entreprise avec tous les aspects que cela comporte : comptabi­lité, gestion d’équipe, logistique,… Cela n’arrête pas. On a parfois l’impression de perdre son temps à s’occuper de ces choses, alors que c’est exactement le contraire. Une bonne gestion génère un gain de temps. »

Le temps, c’est ce qui semble le plus manquer à Réginald Wauters. « Je pense que tout notaire à ses débuts est confronté à ce problème. Je suis encore à la recherche d’un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Ma femme doit souvent me rappeler à l’ordre. Et avec l’arrivée du bébé en juillet, cela ne risque pas de s’arranger », m’avoue-t-il avec un large sourire.

Mais Réginald peut s’appuyer sur une étude qui fonctionne bien et sur toute l’expérience et l’aide de son père. « J’avais effectué tous mes stages dans des études bruxelloises. Je voulais continuer à vivre à Bruxelles, mais j’avais envie de tenter le coup dans l’étude de l’environnement social et rural de mon enfance. Je ne conçois pas de devenir notaire en dehors de l’association. L’association constitue à mes yeux une grande chance pour la profession. C’est un partage d’expériences. Des générations qui s’enrichissent et se complètent. Avec mon père, cela a tout de suite bien fonctionné. Il existe entre nous une complicité indispen­sable pour le bon fonctionnement de l’étude.»

Et l’étude semble effectivement bien huilée sous le double commandement. Chacun a l’air d’y trouver son compte.

Un travail en constante évolution
Nathalie Lethier travaille depuis 12 ans dans l’étude. Elle a vu toutes les évolutions, d’abord sous Charles Wauters, et ensuite avec l’arrivée de Réginald. Si l’arrivée de ce dernier a constitué, au départ, un surcroît de travail, notamment au niveau informa­tique, elle ne peut que se féliciter de sa présence à présent.

« J’ai toujours aimé travailler avec le père. Celui-ci est toujours disposé à écouter et à aider en cas de besoin. Mais, à la différence de son père, Réginald a encore beaucoup de choses à apprendre et nous pouvons donc plus nous entraider. Je travaille principale­ment au post-acte. Cela demande beaucoup de rigueur. C’est ce que j’aime.

L’arrivée d’eRegistration a été une période très difficile. Mon travail est souvent fort méconnu. Réginald a fait beaucoup d’efforts pour bien comprendre, mais il est très difficile de bien saisir tout ce que cela implique. Récemment, nous avons encore été ensemble à une formation sur le sujet. Les choses ont évolué dans le bon sens ces derniers temps.

Les nouvelles technologies et l’e-notariat nous permettent d’avancer dans nos dossiers et le Servicedesk de Credoc est toujours là en cas de besoin. J’estime que nous sommes bien aidés, mais je sais que d’autres défis nous attendent encore et j’espère que nous pourrons continuer à bénéficier de toute l’aide requise pour les relever dans les meilleures conditions possibles ».

Des collaborateurs impliqués
Hélène Bachy est, elle aussi, employée chez les Wauters et ce, depuis août 2012. Avec son master en notariat, elle se prépare à participer pour la première fois au concours. « J’ai commencé à travailler essentiellement sur les dossiers de vente. Ensuite, je suis passée aux successions. A présent, je m’occupe un peu de tout. Une étude comme celle-ci constitue une excellente école.

Ce qui est important aussi, c’est que les deux notaires nous impliquent dans leurs dossiers et dans leurs actes. Ils ont une bonne organisation.

Entre 8 heures et 10 heures, ils ne fixent aucun rendez-vous afin de nous recevoir et de discuter ensemble des dossiers en cours. Nous entretenons de très bons contacts tous ensemble. C’est essentiel dans ce métier » affirme Hélène.

Réginald Wauters le confirme : « J’aime le contact humain. J’ai exercé dans plusieurs études. J’ai notamment fait mon stage dans l’étude Vanhalteren à Bruxelles, ainsi que chez Olivier de Clippelle. Tout ce qu’ils m’ont apporté et transmis durant ce stage fut décisif et n’a fait que confirmer ma passion pour le métier. Je leur suis très reconnais­sant, un grand merci à eux.

C’était important pour moi de rencontrer des types d’études et des personnalités différentes. J’adore d’ailleurs me rendre chez les confrères aux 4 coins du pays. J’en profite pour assouvir ma curiosité de rencontres et des environnements. »

Une étude, un ancrage avec une base locale
L’étude est située en milieu rural, agricole mais également en présence d’une petite ville en développement sociétal. Elle se développe et évolue énormément. Pour Réginald, cette évolution est également perceptible dans la demande des gens.

« Le notariat a toujours été un référent à travers le temps. Si, à l’heure actuelle, Internet permet d’accéder à une tonne d’informations, il faut néanmoins arriver à faire la part des choses.

Les gens arrivent de plus en plus avec leurs idées propres, mais ils continuent néan­moins à demander l’avis du notaire. Ils souhaitent obtenir les conseils de l’officier public. Voilà notre plus grande valeur ajoutée. Même en ville !

Un bon notaire doit être capable de garder le rôle de conseiller en toute circonstance. Il viendra probablement un jour où les clients arriveront avec une carte à puce comprenant toutes leurs données et où il suffira aux différents intervenants de réunir toutes les données et de conclure un contrat en quelques clics.

Mais une majorité d’actes et de procédures ne pourront se passer par de simples clics.

L’écoute, l’analyse et la recherche d’une solution juridique, fiscale et équitable seront toujours attendues de la part des citoyens. Le notariat dynamique, compé­tent, impartial et social y trouve toujours une place de choix.

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